samedi 6 mai 2017

  Ces dernières années, il y a de nombreux enfants qui furent touchés du doigt d’un ange. Ils sont plusieurs comme cela à errer sur la terre. Ils se demandent bien ce qu’ils ont fait pour atterrir là, dans cet endroit maudit. Il l’est à leur yeux, serait-ce à dire qu’ils le sont eux. Non, ce n’est pas ça. Pour expliquer ce qu’il se passe à ces enfants qui pour la plupart l’ignorent eux-même, je vais raconter l’une de leurs histoire, ou peut-être plusieurs, cela dépendra de la clarté de la première, et de ce qu’elle soit compréhensible ou pas assez. Donc ces derniers temps il y a des anges qui se penchent sur les berceaux. Est-ce simplement des anges ou comme Lucifer, ont-ils culbutés la tête à l’envers ? L’histoire nous le dira. Ce qui est certains c’est qu’ils voient et soufflent à l’oreilles de ces choses qu’ils perçoivent. Ils ne font que dire ce qu’ils ont sous les yeux, mais pour celui qui est aveugle c’est ennuyant d’entendre tout le temps des chants et des cris qui ne concordent pas avec ce qui l’atteint. Ces être venus d’ailleurs, ici s’emploient à nous ouvrir les yeux. Ils choisissent parmi la marmaille quelques petits bout d’élu, pour les faire vivre une existence surnaturelle, ce n’est pas celle de leur contemporain, pourtant ils demeurent là, dans cette terre exigu. Ils voient loin devant et derrière, ils entendent des chants venus de l’autre bout des mers, mais ils demeurent sur la terre de leurs ancêtre, ce même bout de pierre qui les a vu venir au monde, ils y sont au moins jusqu’à demain. Et cela ils le savent bien, autant que demain ce peut être tout à l’heure comme ça peut être dans mille ans. Ça encore, ces gamins dont la paupière fut déchirée par des mains de soie, le savent déjà trop dans le fond de leur coeur. Cependant, alors qu’ils savent compter les heures sans savoir encore combien y-en a-t-il dans un cadran complet, c’est leur première journée. Ils voient autour d’eux les anciens et les semblables toujours une montre accrochée à leur poche, à leur bracelet, ou à leur téléphone. Cette montre que leur parents lisent comme si c’était évident, est une blague, une illusion tragique ou bien comique, à vous de voir. Par contre les enfants du ciel savent lire à chaque signe des cieux, qu’une minute est passé, et ils savent bien comme l’expliqua Einstein à ceux qui sont perdus, parce que trop sur de savoir où aller, que le temps est une notion relative, et qu’il se dilate et se contracte à la seule volonté de quelque chose, peut-être de lui même, quelque chose que j’ignore encore, mais qui sait, l’un de ces nouveaux venu est peut-être au courant.

  Ce n’est malheureusement pas en chantant des berceuses, ou en leur caressant la peau, que les anges ont appris la nouvelle à ces petits bouts de choux. C’est bien plus en leur écarquillant les yeux de douleur, avec des griffes placées comme des pattes d’oies, qu’ils déchirèrent leur regard comme un voile, qu’ils leur insufflèrent dans la pupille un nouvel iris, et de nouvelles couleurs. On a rien sans rien, et personne ne le sait mieux ici que ceux qui ont subit cette sentence, qui vit voler leur coeurs en éclats, comme du cristal,   mais maintenant qu’autre chose à pousser à l’intérieur, et qu’ils voient le passé de leur sentiments et de leur humeurs s’écarter autour d’eux comme les déchets rejetés du ventre de l’océan par la marée qui montent, ils voient au fur et à mesure de leur muent, leur vieille peau s’effriter, et ça les fait pleurer, certains dont le regard était beau, et ça en soulagent d’autre qui n’avaient pas eu la même chance, et étaient nés dans un monde terne, une existence douloureuse, alors qu’ils voient s’annoncer autour d’eux le renouveau et le changement, sans savoir ce qui vient, ça soulage déjà de la maladie qu’ils trainaient comme une carcasse croulante, elle s’en va, déjà loin, soufflés comme les feuilles d’automnes. L’arbre aussi, est parfois triste à l’automne en voyant ses rameaux quitter son écorce, mourir sur le sol. Il ignore que le printemps lui rendra ses beaux bourgeons.

 Maintenant que tout est dit, commençons par l’histoire d’un de ces enfants, pour nous expliquer un peu.

  Il était né dans une famille modestement bourgeoise. Riche, mais incapable de s’en rendre compte, ils n’étaient pourtant pas avares si ce n’est avec eux-mêmes. Ils poussaient leurs sac d’or dans un coin d’une pièce pour ne pas le voir, c’était pour eux une malédiction d’être parvenu à la fortune. Comme quoi des fois, la fortune se joue d’elle-même, elle leur avait posé sur les épaules un lourd fardeaux, car ils n’étaient pas fait pour porter le poids de la richesse. Cette richesse a d’habitude la vertu d’alléger l’existence pour celui qui sait l’accepter, et laisser couler entre ses doigts les pièces comme l’eau, sans compter, et sans savoir si la source se tarira un jour, le riche qui sait être comme l’animal ayant trouvé une rivière d’eau claire et bien pleine même à l’été, celui-là se souvient que si elle venait à s’arrêter de couler, il lui suffira d’aller en chercher une autre. Mais ces gens là, c’était comme s’ils ne pouvaient supporter de s’arrêter pour profiter de la fraicheur d’une rivière pleine et de rives fertiles. Alors il avaient établis leur camps au bord de ce fleuve, surement pour être rassuré. Mais au lieu d’en profiter pleinement, ils continuaient de chercher partout autour de petites rivières, comme lorsqu’ils étaient encore de pauvres pèlerins allant de route en route, et d’abris en abris. Comme ils s’étaient retrouvés au bord d’un fleuve aussi grand que le Nil, ils ne tombaient plus que sur les ramifications de cette même eaux, la puisait, et la ramenait chez eux. Cette situation cocasse ne leur apparaissaient pas, ils continuaient de croire que l’eau qu’ils trouvaient ailleurs était bien différentes, le temps passant, ils finirent même par croire, comme un savoir antique et traditionnel, qu’on ne prenait pas l’eau dans le fleuve, pour une bonne raison, et qu’ils fallait aller chercher dans les petites rivières, qui en étaient les ramification, mais leur manque de vue et d’altitude leur empêchait de soupçonner cela. Ainsi donc, ils étaient riches comme dans le jardin de Dieu, mais il vaquaient toujours aux mêmes occupations pour assurer leur subsistance. C’est donc naturellement qu’ils comptaient leur argent, puisque dans leur tête durs et bêtes, cela correspondait à une journée de marche, ceci à tant d’effort pour ramener l’eau.

  Ils avaient deux enfants, une fille, et un fils. Leur fille était la plus grande, elle avait de grands yeux noirs et sombres qui des fois s’allumaient d’une flamme brillante faisant sur la pellicule humide qui les recouvrait comme une laque, des fois il s’opacifiaient comme si on avait coulé par dessus un peu de terre, et ils avaient l’air de deux billes de granites noir et très mates. Sa peau était extrêmement blanche ce qui n’est pas commun pour ce genre d’enfant aux yeux noirs, elle avait les cheveux châtains et quelques mèches blondes surgissaient dans sa douce crinière d’enfant sauvage. Avec l’âge elle perdit cela, elle devint plus humaine et ses mèches blondes tombèrent, sa coupe de cheveux se rigidifia et fut taillée comme on la porte dans le monde, son regard même a perdu son intensité première, il reste cependant bien caché au fond de son oeil cette flamme qui tantôt s’allume, tantôt couve et irrigue tout son être du calme de l’eau qui dort. C’est ce qui fait dire qu’elle n’est pas morte, en tout cas elle a encore de quoi transmettre ce feu, sans doute le fera-t-elle passé à sa progéniture.
  Le fils, plus jeune qu’elle de quelques années, avait pour sa part tout ce qu’on attend d’un enfant de la bourgeoisie, il était beau, sans plus, intelligent mais d’une intelligence qui ne contient pas la sagesse, ni le génie, une intelligence molle pour tout ce qui se révèle être puissant, poétique et passionné. Une intelligence en revanche aiguisée pour tout ce qui se révèle être un peu vicieux, un peu simple aussi. Il était très humains, prêt donc en ce temps là à devenir l’un de ces maître du monde, tout petit monde, qui ne rêvait plus que de confort et de baise totalement morbide. Ayant perdu la grâce, le subtil, et ce qu’on appelait l’humain, il ne restait plus que le grossier, et donc les choses les plus abjectes étant érigés au rang des plus nobles, ce furent les plus médiocres qui remportèrent la palme. Pour lui c’était promis, car il était tout juste assez beau pour l’emporter, de cette beauté banale et terrifiante qui fait la gloire de notre époque et qu’on expose absolument partout. Une beauté qui n’a rien de spéciale, aussi inerte et plastifié que les magazines dans lesquelles elle est glorifiée, ayant le même profile que la carrosserie vide, d’un véhicule bridé et destiné à roulé sur d’immense étendue plates et contrôlés, d’immense routes goudronnés cintrant le monde sur tout son long, sans parvenir à en épouser les courbes et la couleur. Lorsqu’on est sur une auto-route, on ne voit que cela. Cet enfant devait pourtant avoir quelque chose d’assez spécial, puisque les anges qui se demandaient comment sauver l’homme, choisirent notamment lui pour venir renforcer les rangs de l’armée qu’ils mettaient en place, une armée destiné à ouvrir la voie, à briser le carcan, pour tous ceux qui voudraient la suivre.

  Vous verrez des cohortes se déverser en masse, des hommes, des femmes, de loin on dira le flot d’une eau bouillonnante, ou bien la tornade des vents qui s’engouffrent dans le tourbillon. Vous verrez tout cela sans comprendre s’il faut suivre ce mouvement ou bien s’en protéger et s’accrocher. Ceux qui s’accrochent perdront leurs bras, leurs membres, ils seront décharnés. Ceux qui seront pris dans les vent, seront pris, et les autres ne le seront pas. Certains vents seront néfastes et d’autres bénéfiques, chaud et froid. Celui qui est chaud sera emporté par le chaud et inversement. Certains verront cela, je l’ai dit précédemment, certains auront la paupière ouverte à ce langage nouveau, mais ceux-là même, alors qu’ils sauront la chose, ne pourront la choisir le moment venu, et seront pris par leur couleur, par leur degré et leur saveur. Ainsi vient la saison des récoltes, et nul ne sait quand elle se présente.

  Seulement, les enfants vous diront qu’elle approche, puisque ceux qui peuvent nous ouvrir l’âme comme un fruit, ont déjà commencer à prévenir certains de nos enfants. De ce qu’ils voient venir, et de ce qui est déjà là.

 Voici comment l’âme de l’enfant naquit une nouvelle fois en lui-même, et comment celle-ci changeât tout en lui-même si ce n’est qu’elle était bien née de sa première mise au monde, et c’était bien le même, en tout point différent, c’était toujours le même principe qui s’exprimait en lui mais sous une autre forme. Il devint beau, d’une beauté subtile et on dira de lui qu’il n’est pas très soigné, il devint intelligent, plein de sagesse et de génie, on dira souvent de lui qu’il est béat comme un niais. Enfin il devint tendre, bon et généreux. De cette bonté authentique et sincère comme peut l’être la nature, parfois très rustre et très violente, tant bien qu’elle en parait mauvaise, c’est pourtant bien elle qui engendre toute la vie sur terre et ses myriades. En fait, si cet enfant en devint par biens des adjectifs proche de ce qu’on a coutume d’appeler le divin, c’est simplement parce que son regard fut soudainement plongé dans le monde lointain et inaccessible pour la multitude. Et la première vertu du monde est de nous faire à son image, il fut transformé tout en restant de la même pâte, le même argile pris la forme de ce qu’il voyait, et c’était ainsi.

 L’enfant chante souvent au bord de la rivière :
Frères et soeurs vous qui comme moi parlez à coeur ouvert et dont la vision est éclairée, comme déchirée par la lumière. J’entend votre chant, mais je ne vous vois toujours pas, je n’arrive pas à vous trouvez.

         J’entend chanter dans le vent,

la voix pleine comme un doux nuage,

pleine de miel et toute sage,

de ce qui lui coule dans le sang.

J’entend songer et passer là,

comme un bateau sentant sa voile,

gonflée par le râle émouvant qui fait bouger la cale.

J’entend chanter hélas,

Je ne trouve pas d’où vient le chant.

Alors je chante en choeur.

Cette mélodie, pour bercer mon coeur,

comme le bateau charrié sur l’eau.

Jusqu’à la mer, j’espère vous voir bientôt.



Voilà ce que l’enfant chantait, lorsqu’il se trouvait seul à la rive, inspiré par l’embrun déposé sur sa peau, les yeux grands ouverts à l’horizon, il entendait chanté et il reprenait en choeur, tout comme les chiens le soir, qui se remémorent, ce que les loups sauvages honorent la nuit de leur cri lancinant. Sa douce voix se mêlait avec le grand chant qui parcourait le monde.

  Et dans ce chant résonnait entre autre l’instrument d’un de ses frères, il disait :

Arrêtes toi là, émissaire sur son grand bateau qui traverse le ciel.

Fais escale en mon port, j’ai ouvert ma porte et les fenêtre,

j’aère ma demeure, pour que tu viennes y reposer tes ailes.

Les oiseaux et ta cohorte seront bienvenus à la fête.

Arrêtes toi un peu, je t’en pris.

Car je n’ai pas vu une âme depuis si longtemps.

J’aimerai être épris,

de l’amour, comme toi qui passe, et qui ailleurs t’attends.

Enlaces moi, j’en serai si content.

De sentir le corps chaud d’un voyageur, si familier pourtant.

Nous partagerons les fruits des arbres de mon jardin.

Tu sais il y pleut si souvent.

J’ai peine à les voir pourrir au sol,

mais tu m’a dit en partant qu’il en germera de plus solides encore,

et de plus beaux et de plus grands,

qu’un jour où toute mon île ploiera sous la flore,

une faune riche s’y installera et là nous fêterons l’aurore.

D’un nouveau monde naquit des poussières de l’ancien.

Viens me voir, et me dire bonjour et laisses moi un peu du courrier.

Que tu draines de ports en ports, moi aussi j’attends les nouvelles,

De mes frères et mes soeurs exilés.

De cet ailleurs si proche que l’on entend leurs pas,

là juste sur le pallier, j’entend le battement des coeurs.

Mais je ne vois toujours pas, ni leurs yeux ni leurs corps.

Heureusement que tu viens, toi qui t’ai délivré,

Pour donner en partage quelques braises du lointain foyer.

Juste là, mais nous n’avons le droit que d’écouter chanter.

Et nous voir dans le noir, n’est pas encore permis.

Il y en avait une autre qui visiblement semblait vivre en un endroit plus reculé encore, et peut-être qu’à cause de cela, parce qu’à la source ou presque, elle ne voyait passé dans l’eau, rien d’autre que son reflet, aucune missive à déceler dans les plis de la rivière. Elle chantait :

J’aime le matin ensoleillé,

Je t’aime aussi jeune fille,

dont la lumière perle en sommeille,

dans sa chevelure qui fait comme la pluie,

et qui entoure l’île,

mon âme désoeuvrée, parce que seule comme le monde

Et l’onde dorée qui file l’eau de la rivière qui coule.

Se saluant dans le reflet, comme un lointain souvenir.
Je cours à ma vie, et elle s’enfuit sous mes pas.

J’ai peur de finir seule, où s’en est-il allé ? Mon coeur.

Et ses yeux rieurs, qui disaient.

Je t’aime, et répondaient en choeur.

Mais j’étais jeune, je rêvait,

déjà mon chant se fait, vieillard, éraillée et j’effleure,

de ma main ridée cette eau toute translucide.

J’ai perdu la mémoire, je me vois jeune encore.

Je suis emportée par des pensées lucides,

qui se feront plus tard les échos menteurs.

De mon humeur changeante, s’écoulant comme la rivière.

Qui me regarde en miroir enchanteur, ne suis-je rien d’autre que son reflet ?

Et elle le conteur.

Cette jeune fille, une de mes plus jeunes soeurs, elle se sentait si seules, je me demandait comment pouvait-elle vivre encore, et je tombait amoureux de son chant, je sais que cela ne se peut, mais c’est ainsi, cette soeur avait un jolie timbre de voix, vraiment beau comme une note élancée, sans fin, et fin comme le lys sur l’eau, j’en déduit qu’elle se trouvait proche d’une source toute fraichement sortie de la roche, qui porte encore en elle l’humide cristallin des cavernes sous-terraines et des lacs immobiles et bien loin sous la terre.

Un autre, je suppose un frère mais je ne sais pas, son âme était masculine et jeune encore. Celui-là était probablement à un de ces croisement où tant de ruisseaux venaient ramifier le grand fleuve. Car il était tantôt enjoué, tantôt triste, parfois il brulait d’une rage tout étrange à mon entendement. Son eau trouble, il la clarifiait surement dans la douleur et l’effort. Il disait :

Cessez de me traitez ainsi,

vous les grands, les petits,

les méchants et cruels,

qui font des mines toute douce,

ils implorent comme des gosses,

je ne sais quel espèce,

ils s’adressent à je ne sais quelle race,

mais leur face est fluette,

je vous ferai bruler,

en craquant vos corps comme des allumettes,

sur le charbon ardent de mon corps écorché.

Ne voyez vous pas, que passe en moi tout vos crochets,

Vous arrachez ma peau, vous dépecez la terre,

et c’est avec elle que tout mes sens ressentent,

votre venin descend doucement le long de la rive,

et j’avale chaque seconde un peu de vos serments,

si sèchement rompus, je suis perdu dans l’incendie,

que vous déclarer pour danser au-dessus,

ces flammes morbides, je vous jetterai dedans.

J’enverrai mourir vous et vos descendant,

dans ce foyer brulant et fou, qui me parcourt le corps.

Par votre faute, apôtres de malheur.

Il ne semblait même pas savoir que je l’entendais, mais pour sa part il entendait chanter, cela est sur, peut-être un peu trop, il n’avais pas eu le droit à la douceur du silence lorsque tout s’endort, et les nombreuses eaux de sa rives s’emmêlaient. Pourtant je suis sur que lui aussi, étaient là et faisait comme les autres, à sa façon, car enfin, mon eau à moi était limpide et son courant assez simple ne mentait pas comme le sien. Là-bas se faisait toute l’ébullition qu’on imagine à l’embouchure des fleuves, cela en plus petit.

Il y en avait un qui ne parlait que de construire et de voyage, il disait comme cela:

Avec cet arbre, pousseront milles arbres, de ces milles arbres, j’en couperait un, et j’en ferait mille planches, de ces milles planches, j’assemblerait un beau radeau, ou mieux, une belle chaloupe. Et puis je la mettrait à l’eau, bien harnaché et bien ancrée.
De là j’aurai un promontoire sur le fleuve, et j’attraperai je ne sais quoi. Ensuite aux nombreux arbres, je couperai quelques lianes, et j’en tisserai les voiles, de mon beau voilier fraichement prêt à partir.

Et j’hisserai la grande voile,

et je fonderai sur les eaux.

À la proue de ma face pâle,

je naviguerai jusqu’aux

Autres gens ! ! ! Et l’Océan ! ! !

Nous atteindrons bientôt ! ! !

Il clamait la fin avec tant d’énergie, que j’envoyais des tas de prières pour qu’il réussisse enfin, et vienne me voir et j’aurais sans doute sauter sur son navire avec autant d’espoir qu’il avait à donner. J’adorais sa chanson

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